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Refuser de vieillir(Jeux à la rivière)

  • ghlemp
  • il y a 3 jours
  • 1 min de lecture

Il y a des tableaux qui racontent un souvenir.

Et puis il y a ceux dont le cœur bat encore et toujours.


« Refuser de vieillir » est traversé par une pulsation sourde, presque invisible.

Un rythme ancien, profond : le tambour.

La scène semble simple : une rivière, l’eau, des corps en mouvement, la lumière.

On y reconnaît le jeu, l’élan, la liberté immédiate.

Mais très vite, quelque chose insiste.

L’eau n’est pas un décor : elle est un milieu.

Le jeu n’est pas léger : il est engagé.

On y apprend le courant, la glissade, le risque, l’équilibre.

Le tambour est là.

Pas comme un objet.

Pas comme une référence.

Mais comme une onde intérieure.

Il bat ce moment précis où l’enfance comprend

que le monde peut devenir violent —

et décide pourtant de continuer à jouer.

Les figures ne posent pas.

Elles vivent, elles jouent sérieusement,

comme seuls les enfants savent le faire.

Pirate, fée, animal, poisson : ces présences ne sont pas des ornements,

mais une ronde active.

À droite de la dame à l’ombrelle, le tambour fait son annonce.

Le poisson saute pour embrasser la dame, la genette chasse,

la fée agit dans l’ombre, le pirate lance l’abordage.

La dame à l’ombrelle évoque Monet, mais déplacée.

Ce n’est plus une figure distante.

Elle est descendue dans l’eau. Elle traverse.

Ce tableau ne fige pas l’enfance.

Il en garde le rythme vivant.

C’est l’annonce du tambour :

Ghys aura toujours l’âge de son enfance.

 
 
 

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