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Thelma appelle Louise

  • ghlemp
  • 20 févr.
  • 1 min de lecture

Ce n’est pas un cri.

C’est un souffle lancé dans le vent.

Le corps avance sans certitude,

pris entre l’élan et le vertige.

La robe tourne comme une vague,

et dans ses plis il y a déjà le risque,

et déjà la danse.

Ses bras tiennent quelque chose d’invisible :

le fil du mouvement,

la direction fragile qui empêche de sombrer.


On ne sait plus si elle conduit,

si elle danse,

ou si elle retarde l’instant de tomber.


L’eau est là.

La montée aussi.

La possibilité de la noyade plane, silencieuse.


Alors Thelma appelle Louise.

Pas pour être sauvée.

Pour ne pas disparaître seule.


Pour sentir, au bord, qu’une présence existe encore.

Ici, dire non ne fait pas de bruit.

C’est un geste retenu.

Un pas de plus.

Une main tendue dans l’air.


Continuer, danser, appeler :

trois façons de rester debout quand le courant insiste.


Ce tableau ne raconte pas une fuite.

Il suspend un instant.

Celui où l’on choisit de ne pas lâcher.

 
 
 

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