La Reine humaine et sa main-baobab
- ghlemp
- 29 mars
- 1 min de lecture

Ce tableau est venu doucement.
Je n’avais pas prévu une reine.
J’ai suivi la peinture… et peu à peu, elle est apparue.
Une femme.
Une présence calme, reliée.
Elle se pare de lumière, d’herbe et de plume.

À droite, une forme s’est imposée.
J’y ai vu un baobab qui s’est transformé et qui, comme une évidence,
m’a semblé devenir sa main levée,
comme si elle saupoudrait le monde d’amour.

Le baobab, pour moi, c’est l’arbre de la parole et de la transmission.
Celui sous lequel on se rassemble,
on écoute,
on raconte.
Un lieu où les histoires passent encore de bouche en bouche.
Alors cette main n’est pas là pour décorer.
Elle veille.
Elle protège.
Elle transmet.
Sous son ombre, j’imagine les conteurs,
ceux qui savent encore ciseler les mots essentiels :
les mots d’amour,
de la nature,
des animaux,
des humains.
Dans la matière, d’autres présences apparaissent aussi,
discrètes, vivantes,
comme si le vivant tout entier participait au message.

Et puis, presque cachés, il y a ces mots inscrits dans la peinture :
Reine, sereine, humaine, certaine.
Je t’aime.
Je les voulais comme un murmure.
Quelque chose qu’on découvre si l’on prend le temps de regarder.
Au fond, ce tableau parle peut-être simplement de ça :
d’une parole qui circule
et d’un amour qui se transmet.
Si tu regardes bien…
Tu y verras peut-être :
une main-baobab
une femme qui se pare de lumière, d’herbe et de plume
des présences animales



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