Ne me regardez pas, je ne fais que passer
- ghlemp
- 5 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Ce tableau s’inscrit dans une peinture onirique où rêve et présence se mêlent.
Ne me regardez pas, je ne fais que passer
Il apparaît sans prévenir.
Pas vraiment une forme.
Pas vraiment un visage.
Plutôt une présence.
Un nuage traverse le ciel.
Mais celui-ci ne se contente pas de passer.
Il a des yeux.
C’est peut-être là que tout bascule.
Parce que ces yeux ne sont pas à leur place.
Ils n’appartiennent pas au ciel.
Ils n’appartiennent pas non plus à un visage.
Ils flottent.
Ils regardent… ou pas.
Plusieurs personnes m’ont dit qu’ils faisaient peur.
Je comprends.
Ce n’est pas une peur franche.
Pas quelque chose qui saute au visage.
C’est plus discret.
une gêne
une sensation d’être observé sans pouvoir accrocher le regard
Comme si quelque chose passait,
sans vouloir être vu,
mais sans pouvoir s’empêcher de regarder.
Dans cet univers imaginaire, les formes apparaissent puis disparaissent, comme des pensées qu’on ne retient pas.
Et puis il y a cette main.
Une main posée sur une poignée improbable :
celle du ciel.
Un geste presque simple.
Mais qui ne devrait pas exister.
Ce tableau ne raconte pas une histoire.
Il capte un instant instable.
quelque chose apparaît
quelque chose hésite
quelque chose disparaît déjà
Les mots sont venus après.
Ils se répètent, se perdent dans la matière.
Ne me regardez pas…
Je ne fais que passer…
Peut-être que ce qui dérange,
ce n’est pas ce que l’on voit.
Mais ce qui refuse d’être saisi.
Ce n’est pas un personnage.
Ce n’est pas un paysage.
C’est un passage.
Cette peinture onirique ne se comprend pas, elle se ressent.
Et vous ?
Ces yeux vous regardent-ils vraiment ?
Ou est-ce vous qui cherchez à les retenir ?
👉
Viendrez-vous voir ce que ce regard éveille en vous ?
Il vous attend à l’atelier.


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