Il est loin, très loin
- ghlemp
- 5 mai
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Ce tableau s’inscrit dans une peinture onirique, entre mémoire et distance.
Il est loin, très loin
Il pourrait faire penser à Corto Maltese.
La casquette.
La mer.
Ce regard qui ne s’attarde pas.
Mais ce n’est pas lui.
Corto avance toujours.
Lui, non.
Lui s’est arrêté quelque part en chemin.
Il a gardé les codes :
l’allure, la tenue, une forme de dignité presque intacte.
Mais quelque chose s’est déplacé.
Un léger décalage dans le regard.
Une fatigue qu’on ne nomme pas.
Une distance.
On est ici dans une peinture narrative, où le regard raconte plus que le geste.
Ce tableau est né comme ça.
Pas comme un hommage.
Plutôt comme une question :
👉 que devient celui qui a trop vu ?
👉 celui qui n’a plus envie de raconter ses histoires ?
Le bleu est venu en premier.
Un bleu froid, silencieux.
Pas celui des grands départs.
Plutôt celui des retours sans triomphe.
Puis le visage s’est imposé.
Sans sourire.
Sans drame non plus.
Juste… présent.
Il regarde au loin.
Mais ce n’est pas un horizon.
C’est une absence.
Les oiseaux passent derrière lui, presque effacés.
Ils n’ont plus vraiment d’importance.
Ils sont là comme des souvenirs de mouvement,
de liberté peut-être,
ou simplement de ce qui continue sans lui.
Ce personnage n’est pas un héros.
Il n’est pas tragique non plus.
Il est dans cet entre-deux discret :
👉 celui des hommes qui ont vécu
👉 et qui n’ont plus besoin de le prouver
👉 Il est loin, très loin.
Pas dans le monde.
Mais à l’intérieur.
Dans cet univers imaginaire, chacun projette sa propre histoire.
✨ Et vous ?
Est-ce qu’il revient ?
Ou est-ce qu’il a déjà quitté depuis longtemps ce qui l’entoure ?
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