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Vendredi ou les Limbes du Pacifique

  • ghlemp
  • 19 déc. 2025
  • 1 min de lecture

ARTICLE 5 — Vendredi : Les Limbes du Pacifique


(Avec intervention du Lapin)


Sur la plage abandonnée,

les coquillages fredonnent encore la chanson.

Mais en Nouvelle-Calédonie,

un Bernard-l’ermite a vraiment quitté sa maison.

Jean-Bernard, un soir, l’avait taquiné — un peu trop.

Alors, vexé, le petit crustacé s’est enfui,

tout nu dans la nuit,

laissant derrière lui sa coquille

comme un cœur ouvert sur le sable.


Dans les Limbes du Pacifique,

rien ne disparaît : tout s’apprend.

Les coquilles se souviennent,

et la mer garde pour les rêveurs

ses paraboles salées.


J’ai rêvé que le Bernard-l’ermite,

devenu esprit des vagues,

avait inversé le sort :


c’est l’homme

qui devra garder la maison perdue,

jusqu’à ce qu’il comprenne la tendresse

et le respect des crustacés.


Et oui — j’ai écrit cette histoire un vendredi.

Tournier aurait souri.


🐇 Le Lapin surgit, surexcité :


— Ghyyyyys ! J’ai compris le truc !

Tournier a écrit Vendredi,

toi tu écris Les Limbes du Pacifique… le vendredi.

C’est plus un clin d’œil : c’est un coup de phare littéraire !

Si ça continue, on va réveiller Robinson dans sa grotte.


 
 
 

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