le parfumeur des nuages
- ghlemp
- 17 févr.
- 1 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 2 jours
Le Parfumeur des nuages
Ce tableau ne se contemple pas.
Il vous aspire.

Un chemin entraîne le regard vers l’intérieur,
comme si l’air lui-même avait une direction.
On n’est pas devant un paysage.
On est déjà dedans.
Les fleurs ne sont pas décoratives.
Elles donnent.

Leur parfum se détache de la matière,
monte,
se diffuse,
devient invisible.
Dans le ciel, un nuage se forme.
Il est tendu, orienté, presque animal.
Un nuage-espadon.
Le Parfumeur est là.

Il aspire l’odeur, la transforme en souffle.
Il aère l’espace, il parfume le passage.
Le parfum devient mouvement.
Le nuage prend son élan.
Le paysage respire.
Rien ne se fige.
Tout circule.
Le chemin aspire l’âme, mais sans la prendre.
Il l’allège.
Et, sur le bord du trajet, une coccinelle.
Un point de vie.

Une chance posée là, pour que la traversée reste douce.
On ressort de ce cheminement un peu plus léger,
un peu plus clair,
avec —
oui —
un supplément de bonheur.



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