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Et si ces tableaux entraient dans le Chemin de l’imaginaire ? Six nouvelles portes vers un monde où l’histoire peut toujours bifurquer

  • ghlemp
  • il y a 5 jours
  • 3 min de lecture

Le Chemin de l’imaginaire ne s’est jamais vraiment construit sur un plan. Comme mes tableaux, il avance par apparitions, rencontres et détours.


Une forme surgit, un personnage s’installe, un souvenir revient. Même une épreuve peut devenir un passage vers autre chose, une étape à franchir pour continuer à s’épanouir.


Alors j’ai regardé six tableaux récents autrement : non plus comme six œuvres à présenter séparément, mais comme six endroits possibles de ce monde imaginaire.


Dans un monde meilleur, l’amour serait peut-être si présent qu’il deviendrait une matière dans laquelle on pourrait vivre.


Deux personnages enlacés semblent flotter sous l’eau. Leur étreinte peut évoquer Le Baiser de Klimt, mais ici ils n’ont aucune raison de remonter à la surface : ils respirent l’amour.


Ce tableau trouverait naturellement sa place dans le Chemin : un territoire où aimer permettrait tout simplement de respirer.


Plus loin, le Chemin pourrait traverser une forêt où les histoires de l’enfance ne se déroulent plus exactement comme prévu.


Panpan est déjà là. Le cerf et la biche aussi : les parents de Bambi. Mais Bambi manque encore à l’appel.


Sa naissance est proche. Alors Panpan attend.


Dans ce monde, les personnages que nous croyions connaître peuvent revenir juste avant que leur histoire commence.


Après l’attente vient la naissance.


Une chouette est venue prévenir le Petit Prince. La chienne a mis bas trois petits, le père surveille et le Petit Prince, les deux bras tendus, interdit à quiconque de déranger la première tétée.


Le moulin a veillé toute la nuit avant que les oiseaux partent annoncer la nouvelle.


Derrière ce conte s’est glissé un souvenir réel : pour ma plus jeune fille, cette naissance évoque celle des trois chiots, dont sa chienne Ayla.


Le Chemin de l’imaginaire laisse ainsi la vie réelle entrer dans le conte sans demander la permission.


Puis le chemin quitte un peu le sol.


Trois présences émergent d’un paysage où les repères semblent s’effacer. Elles flottent entre deux mondes, comme dans un voyage astral où le corps et l’esprit ne seraient plus tout à fait au même endroit.


Le petit personnage coiffé de son étrange bonnet de bain semble inviter le spectateur à entrer à son tour et à « nager » dans le rêve.


Une autre présence observe, juge peut-être, et ne semble pas comprendre ce qui se passe.


Rêve, voyage astral ou simple traversée de l’imaginaire ?


Le Chemin n’est pas obligé de répondre.


Les cascades reviennent régulièrement dans mes tableaux. Elles sont peut-être déjà des passages.


Dans celle-ci, des présences apparaissent dans l’eau puis semblent vouloir retourner dans la matière.


On les voit.


Ou peut-être croit-on les voir.


Le Chemin pourrait passer derrière cette cascade, là où les formes n’ont pas encore décidé si elles appartiennent au monde réel ou à celui des esprits.


Et derrière une autre cascade, ce ne sont plus les esprits qui surgissent : ce sont les souvenirs.


Des grands-parents racontent une histoire aux enfants. Des chiens, un chat et d’autres personnages apparaissent.


Puis un souvenir beaucoup plus ancien s’invite : Le Dernier des Mohicans, un Indien, son canoë, une cascade et le refuge caché derrière l’eau.


Les souvenirs ne reviennent pas dans l’ordre. Ils se superposent, se répondent et inventent parfois une histoire qui n’a jamais existé autrement que dans la toile.


Un chemin qui peut toujours continuer


Barbe Bleue – Dispersion et Thelma appelle Louise ont déjà trouvé leur place dans le Chemin de l’imaginaire. Ces six tableaux pourraient à leur tour en ouvrir de nouvelles branches.


Car ce chemin raconte finalement la même chose que mes tableaux et mon Tarot Onirique : rien n’est totalement figé.


Un conte peut changer de fin, un souvenir peut devenir personnage, une épreuve peut permettre de franchir une étape, et un regard extérieur peut faire bifurquer toute une histoire.


Et si vous entrez dans le Chemin, vous y verrez peut-être encore autre chose.


C’est même un peu le principe.


Tous ces tableaux sont visibles à l'atelier.

Profitez des journées nationales des artistes du 2 au 4 octobre, prenez Rdv.

A bientôt


 
 
 

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